Pourquoi l’apiculture?

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Pourquoi l’apiculture?

Bonne question! Il n’y a pas de réponse définitive; c’est à dire qu’il y a plusieurs raisons pour lesquelles je suis devenu apiculteur. On ne le devient pas du jour au lendemain. On ne se réveille pas un bon matin pour découvrir qu’on est finalement apiculteur. C’est un processus où l’on est toujours en devenir. Mais quelles sont les raisons ou les motivations qui nous poussent à vouloir investir un temps et une énergie considérable pour prendre soin de ces bestioles?

En premier lieu, je dirais que c’est par curiosité que je m’y suis intéressé. Comment ca marche? Comment est-ce qu’elles produisent ce miel? Quelles sont les étapes? Le matériel requis? Les tâches? Ça me semblait assez simple en principe : on met des abeilles dans une boîte et on attend!

Nenni! Rien n’est si simple ni facile. C’est peut-être un miracle qu’on s’y intéresse toujours. C’est beaucoup plus d’ouvrage qu’on croirait. Ou plutôt, pour bien s’adonner à ce « violon d’Ingres », faut y consacrer plusieurs heures par semaine.

C’est une danse, une valse à trois temps, où il s’agit de maintenir un équilibre entre les « protagonistes », l’abeille et l’homme! Y’en a un qui mène et l’autre qui suit. Pas toujours clair qui est qui…. Les rôles sont parfois inversés. Le but est de donner juste assez d’espace aux abeilles pour qu’elles veuillent travailler et se répandre dans la ruche, sans trop leur donner d’espace, sinon elles s’éparpillent et  deviennent moins efficaces dans la production de larves et de miel. Si l’espace est trop restreint, elles se sentent à l’étroit et vont « prendre la poudre d’escampette », i.e. essaimer, partir en vrac, quoi! Parfois ce sont les abeilles qui donnent le ton, et parfois c’est l’apiculteur qui tente de diriger, disons « influencer », les décisions prises par ses protégées.

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Un grand attrait pour moi est le défi d’affronter ces bêtes terrifiantes… Il faut se faire violence à chaque fois qu’on ouvre la ruche. On sait d’avance qu’elles ne seront pas contentes et qu’elles vont tout faire pour nous dissuader de continuer notre inspection. Leur seul moyen de défense est le dard qui se trouve au bout de leur postérieur et elles savent s’en servir à bon escient, comme en témoignent mes multiples enflures au cours des années. On a beau se protéger du mieux qu’on peut, on dirait qu’elles réussissent toujours à trouver la faille dans notre armure et y pénétrer pour nous infliger une punition pour avoir daigné les déranger dans leurs labeurs. Mais, comme on dit, « ça fait partie du métier ».

En résumé, ce qui m’attire dans ce passe-temps (parce c’est loin d’être un gagne-pain) c’est la découverte et l’analyse de l’organisation sous-jacente de cette société matriarcale, et ensuite, le fait d’avoir à trouver le « courage » nécessaire pour affronter la douleur aiguë qui m’attend veux, veux pas!

Le fait d’avoir un peu de miel comme récompense met un peu de baume sur mes plaies…

P.S Ce que fait un apiculteur en hiver :

N.Paul

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