Winter bee losses

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We checked our hives this week. This is usual for Spring and gives us an idea of how they are progressing. Sadly we have lost two hives with a third being very weak. The fourth can only be described as being on death’s doorstep. The afternoon was spent cleaning the hives and feeding pollen patties to the two remaining weak colonies.

So it is not looking good as we begin our new season. Losing all the hives is something we were not expecting and do not want to repeat. Our neighbor also lost his four hives. So our plans to split his hives and make more are now out of the question. We hope to find some nucs available to purchase but being late for ordering will certainly complicate matters.

Some of you will be asking why they died? I will try to explain a variation of reasons why they perished. You can take some of these thoughts, parts or all of them and come to some of the same conclusions as us. Without getting the debris tested, it’s complicated and even then the results of looking through a microscope may not be conclusive. Definitely not conclusive enough to come to one sole reason for the loss.

Firstly some info to set the scene. We repeated what we do every year regarding wrapping and insulation. The hives were left with plenty of honey and three of the four were strong in population going into the winter.

All the hives were treated for “varroa destructor” mite (gotta love that name!). Each year we have alternated treatment between Apistan and Apivar to curb resistance to either one chemical. I have some doubts about the effectiveness of Apistan, which we treated with this year. We have had more success with Apivar. All the hives were alive when inspected in February. This was when extra sugar patties were added as a precaution, even though all the hives were still stacked with honey.

Perhaps both queens were too weak to withstand the exceptional wet and humid weather we have had for the last two months. For April we normally have 20 mm of rain. This April we have already had 100mm and the forecast is not looking better for the week ahead. With continuous rain, one of the hives showed signs of water penetration. This would weaken them at this vulnerable time of the year. This hive had no visible brood left on the panels. I suspect the queen had been dead for some time as there were no visible signs of any brood been laid. There were, however, heavy signs of dysentery at the top of the brood box.

The other hive did have some small brood patches left with pupa. They were at around the 16-18 day when they died. This would mean the queen started to lay in February, as normal but died not long after. The odd drone was found on some panels also. Not too sure why they would still be in the hive at this time of year. If anyone has any info on this matter, we would appreciate it.

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My conclusion:   varroa destructor mite

All signs point to the mite being the reason for the hive losses. We have large hives with big bee populations, therefore, it becomes more difficult to eradicate this pest. 

In the coming weeks, we will check again on the two remaining hives. An extra feeding will be given and the hives arranged to prepare for the coming year. Hopefully with bees…

Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver!

Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver!  

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Comment les abeilles survivent aux hivers canadiens

Les animaux d’ici n’ont pas attendu qu’un professeur de mathématique de Québec (1) leur chante cette évidence même. Depuis la nuit des temps, ils savent l’importance de suivre une stratégie éprouvée par leurs ancêtres afin de maximiser leurs chances de survivre à nos hivers rigoureux et de laisser une progéniture saine capable elle aussi de produire des descendants.

Trois stratégies s’offrent à eux: 

  • migrer vers les régions méridionales;
  • hiberner; ou,
  • s’emmitoufler, faire des provisions et s’assurer que son chez-soi puisse résister aux intempéries afin d’hiverner ici. (Ceux et celles qui choisissent cette troisième stratégie, une fois les préparatifs terminés, peuvent se consacrer à manger leurs provisions et à faire des petits durant l’hiver. Nos ancêtres adoptèrent cette stratégie.)

Les abeilles n’ont pas l’âme voyageuse et certainement pas la constitution du sterne arctique qui parcourt 20,000 km en se rendant en Antarctique après un détour sur les côtes de l’Afrique avant de revenir, le printemps venu, commencer une famille dans le Grand-Nord canadien. (Natural History, Michael Runtz, 2012)

Même devant le redoutable croc-en-jambe que constitue l’hiver pour elles, les abeilles ne suivent pas l’exemple de leurs proches cousins les bourdons (tous deux de la famille des Apidés). Chez les bourdons, les ouvrières et les mâles ainsi que les reines de qui ils sont nés périssent à l’approche de l’hiver. Les jeunes reines fécondées hivernent alors seules tapies au fond de minuscules nids dans le sol (2).

Disciplinées, grégaires et solidaires, les abeilles mellifiques domestiques ont une façon bien unique de faire face aux rigueurs de l’hiver (3).

Cependant, rien n’est gagné d’avance. Les abeilles domestiques ne sont pas originaires d’Amérique du Nord et elles ne pourraient survivre à l’hiver sans l’aide et l’expérience d’un apiculteur. Voici brièvement comment nos abeilles domestiques (4) et leurs complices humains s’y prennent pour ceux d’entre vous qui s’initient au monde des abeilles.

Lorsque la température ambiante chute à 18°C ou moins, les abeilles se rassemblent en peloton compact ou « grappe » à l’intérieur de la ruche. Les abeilles à la périphérie du peloton se serrent  côte-à-côte et font face au centre. Leur chaleur corporelle suffit alors pour le peloton. Mais lorsqu’arrive le froid hivernal, les abeilles au centre du peloton, là où réside la reine, engendrent de la chaleur en faisant vibrer doucement leurs muscles du thorax avec lesquels elles battent des ailes et frissonnent. Par ce mouvement continu, elles arrivent à chauffer l’intérieur de la ruche jusqu’à 32-36°C lors de l’incubation de la prochaine génération d’abeilles dans la seconde partie de l’hiver. Elles effectuent une rotation de l’intérieur à l’extérieur du peloton afin qu’aucune n’ait trop froid. Plus la température extérieure baisse, plus le peloton devient compact.

Hive temperature in winter

Image: The Biology and Management of Colonies in Winter  –  Adony Melathopoulos

«Plus il y a d’abeilles dans une colonie, plus la proportion de travail que chacune d’elles est appelée à faire est restreinte, à condition que les provisions et la protection soient égales. » rappelle aux apiculteurs une publication du Ministère de l’Agriculture du Dominion du Canada. Il est donc impossible d’avoir une colonie trop forte pour l’hiver.» (Hivernage des abeilles au Canada, 1927)

Lorsque les abeilles d’un peloton sont peu nombreuses,  elles doivent travailler davantage pour produire la chaleur requise.

Les abeilles d’hiver vivent beaucoup plus longtemps que les abeilles d’été. Ces dernières ne vivent que six semaines durant lesquelles elles sont rapidement mutées d’une tâche à l’autre au sein de la colonie. Les abeilles nées à la fin de l’été et à l’automne, plus grosses et plus grasses et dont le système glandulaire est moins sollicité, vivent tout l’hiver jusqu’à l’arrivée de la relève au printemps.

L’activité à l’intérieur de la ruche ralentit durant l’hiver. La reine cesse de pondre et la seule préoccupation des ouvrières est de se nourrir afin d’avoir l’énergie requise pour maintenir la température du peloton et ainsi survivre.

«  [Les abeilles d’hiver] ne bâtissent pas et n’utilisent donc pas leurs glandes cirières. Elles ont moins souvent l’occasion de se défendre contre d’autres insectes qui n’existent plus en hiver comme les guêpes et les frelons ……. et elles n’utilisent donc généralement pas leurs glandes à venin. Cette inactivité des diverses glandes fatigue moins leur métabolisme et leur permet ainsi de vivre beaucoup plus longtemps que les abeilles d’été. »(http://www.lesbelleshistoires.info/comment-les-abeilles-traversent-elles-lhiver/

Toutefois, l’hivernage provoque nécessairement des pertes d’abeilles (au moins 30% des abeilles adultes d’une colonie) au cours de l’hiver. (Gestion optimale du rucher, Féd. des  apiculteurs du Québec, 2011)

Afin de réduire ces pertes au minimum, la colonie doit être forte et constituée principalement de jeunes abeilles à l’automne.  La colonie doit disposer d’une alimentation saine en abondance et d’une bonne protection contre le froid. C’est là que l’apport de l’apiculteur est crucial.

À l’automne, un apiculteur d’expérience pourra décider de regrouper deux petites colonies en une plus grande et s’assurera de la présence d’une reine en santé. Il veillera à protéger les abeilles nées à l’automne des parasites.

Certains apiculteurs entrent leurs ruches à l’intérieur de bâtiments à la mi-novembre afin de les protéger du froid hivernal. D’autres choisissent de recouvrir leurs ruches de matériaux isolants, tels que des panneaux de polystyrène et de papier goudronné utilisés dans la construction résidentielle.

Puisque l’apiculteur a prélevé le miel produit par ses abeilles jusqu’à la fin d’août, il compensera en leur fournissant un substitut de sucre en pain ou sous une autre forme.  Des réserves de nourriture insuffisantes pourraient entraîner des pertes anormalement élevées d’abeilles et même la perte de la colonie.

Les sites d’apiculture rappellent l’importance de bien protéger les abeilles du froid hivernal. Des abeilles qui seraient obligées de se nourrir excessivement pour combattre le froid ne pourraient se retenir de déféquer dans la ruche pendant les quatre, cinq ou six mois où elles ne peuvent sortir à l’extérieur en raison du froid.

En hiver, l’apiculteur laisse la colonie tranquille sauf pour possiblement profiter d’une belle journée pour effectuer une visite éclair et observer l’état de santé de la colonie. Au besoin, il peut alors ajouter à la réserve de nourriture si elle est insuffisante.

Au moment de publier ce texte, en principe, le printemps est à nos portes. Quelles seront donc les prochaines étapes dans la vie des colonies d’abeilles?

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Lors de sa première visite au printemps, l’apiculteur s’assura de la santé de la colonie, de la présence d’une reine également en santé et d’une réserve de nourriture suffisante pour soutenir les abeilles jusqu’au moment où elles pourront commencer à butiner.

«Les abeilles sortent de la ruche quand la température extérieure atteint 11 à 12 °C. Elles recommencent à butiner dès les premières floraisons. La reine recommence à pondre; peu à peu, de jeunes générations d’abeilles remplacent celles de l’hiver. » (http://www.abeillesentinelle.net/la-ruche-abeille-au-fil-des-saisons.html »

Pour contribuer à la santé et à la pérennité  de ses colonies, l’apiculteur doit connaître et respecter les cycles saisonniers des abeilles. Il doit prêter davantage attention aux besoins de sa colonie qu’aux jours du calendrier. 

Nous vous ferons part des activités et de l’évolution des colonies d’abeilles tout au long des saisons. Nous espérons que vous serez des nôtres. 

Luc Fortin  (Mars 2017)

1 – À noter: Le chantre en question avait quitté sa Basse-Côte-Nord natale pour s’établir à Québec, devenant en quelque sorte un réfugié climatique.

2 – Lorsqu’elles émergent au printemps, ces jeunes reines doivent entreprendre seules la tâche colossale de choisir un lieu propice et d’y construire un premier nid, pondre leurs oeufs et butiner en quête de nectar et de pollen jusqu’à ce que leur première couvée d’ouvrières puisse butiner, construire des nids et élever leurs jeunes soeurs.

3 – À prime abord, ceci n’est pas un message subliminal à nos syndicats de travailleurs. Quoique, si jamais ils se sentent interpellés ……

4 – Nous aborderons plus tard cette saison la situation des abeilles redevenues sauvages et la façon dont elles survivent sans l’aide d’apiculteurs.

Pourquoi l’apiculture?

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Pourquoi l’apiculture?

Bonne question! Il n’y a pas de réponse définitive; c’est à dire qu’il y a plusieurs raisons pour lesquelles je suis devenu apiculteur. On ne le devient pas du jour au lendemain. On ne se réveille pas un bon matin pour découvrir qu’on est finalement apiculteur. C’est un processus où l’on est toujours en devenir. Mais quelles sont les raisons ou les motivations qui nous poussent à vouloir investir un temps et une énergie considérable pour prendre soin de ces bestioles?

En premier lieu, je dirais que c’est par curiosité que je m’y suis intéressé. Comment ca marche? Comment est-ce qu’elles produisent ce miel? Quelles sont les étapes? Le matériel requis? Les tâches? Ça me semblait assez simple en principe : on met des abeilles dans une boîte et on attend!

Nenni! Rien n’est si simple ni facile. C’est peut-être un miracle qu’on s’y intéresse toujours. C’est beaucoup plus d’ouvrage qu’on croirait. Ou plutôt, pour bien s’adonner à ce « violon d’Ingres », faut y consacrer plusieurs heures par semaine.

C’est une danse, une valse à trois temps, où il s’agit de maintenir un équilibre entre les « protagonistes », l’abeille et l’homme! Y’en a un qui mène et l’autre qui suit. Pas toujours clair qui est qui…. Les rôles sont parfois inversés. Le but est de donner juste assez d’espace aux abeilles pour qu’elles veuillent travailler et se répandre dans la ruche, sans trop leur donner d’espace, sinon elles s’éparpillent et  deviennent moins efficaces dans la production de larves et de miel. Si l’espace est trop restreint, elles se sentent à l’étroit et vont « prendre la poudre d’escampette », i.e. essaimer, partir en vrac, quoi! Parfois ce sont les abeilles qui donnent le ton, et parfois c’est l’apiculteur qui tente de diriger, disons « influencer », les décisions prises par ses protégées.

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Un grand attrait pour moi est le défi d’affronter ces bêtes terrifiantes… Il faut se faire violence à chaque fois qu’on ouvre la ruche. On sait d’avance qu’elles ne seront pas contentes et qu’elles vont tout faire pour nous dissuader de continuer notre inspection. Leur seul moyen de défense est le dard qui se trouve au bout de leur postérieur et elles savent s’en servir à bon escient, comme en témoignent mes multiples enflures au cours des années. On a beau se protéger du mieux qu’on peut, on dirait qu’elles réussissent toujours à trouver la faille dans notre armure et y pénétrer pour nous infliger une punition pour avoir daigné les déranger dans leurs labeurs. Mais, comme on dit, « ça fait partie du métier ».

En résumé, ce qui m’attire dans ce passe-temps (parce c’est loin d’être un gagne-pain) c’est la découverte et l’analyse de l’organisation sous-jacente de cette société matriarcale, et ensuite, le fait d’avoir à trouver le « courage » nécessaire pour affronter la douleur aiguë qui m’attend veux, veux pas!

Le fait d’avoir un peu de miel comme récompense met un peu de baume sur mes plaies…

P.S Ce que fait un apiculteur en hiver :

N.Paul

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Un apiculteur : «quossa fait en hiver?»

Un apiculteur : «quossa fait en hiver?» 

Corollaire : une abeille, «quossa fait en hiver?»

On est allé rendre visite à nos abeilles aujourd’hui, question d’isoler les ruches avec un peu de neige et de vérifier si elles étaient toujours vivantes. La température était clémente (+4C) avec un splendide soleil d’hiver, bas à l’horizon, comme dans un ciel manitobain. 

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On a commencé par enlever les corps morts qui obstruaient la petite entrée qu’on leur avait laissée en avant de la ruche. Une petite ouverture laisse entrer moins d’air froid, mais laisse aussi circuler un peu d’air frais pour enlever l’humidité qui s’accumule à l’intérieur de la ruche. L’humidité et la condensation sont une des causes principales des mortalités hivernales : les abeilles ont froid à cause de l’humidité ambiante qui les fait geler. Donc on s’assure qu’il y a une ouverture bien dégagée en bas et une autre en haut de la ruche pour favoriser une bonne circulation d’air.

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On ajoute ensuite de la neige sur les côtés et à l’arrière de la ruche. Cette neige agit comme isolant contre le froid et les vents prédominants du nord. Le devant de la ruche est laissé libre pour que le soleil réchauffe un peu le papier de construction noir avec lequel les ruches sont recouvertes. Nos ruches font face au sud et profitent ainsi des rayons du soleil qui ne monte pas plus qu’à un angle de 24 degrés à midi à ce temps-ci de l’année. 

Il y a toujours des corps morts à sortir de la ruche. Les abeilles ne peuvent pas toujours faire le ménage car elles sont occupées à se tenir au chaud en vibrant, collées les unes contre les autres dans une boule compacte au centre de la ruche. Elles ne se déplacent que pour aller chercher un peu de miel pour ensuite le ramener aux abeilles dans la boule.

C’est un équilibre délicat : il faut leur laisser assez de nourriture, mais il ne faut pas qu’elles soient trop loin du peloton, sinon les chercheuses de miel vont mourir de froid avant le retour. Il ne faut pas qu’il fasse trop froid, ni trop chaud. Si l’hiver est trop chaud, les abeilles vont consommer leurs réserves de miel avant la venue du printemps. Quand la température est clémente, les abeilles sortent faire un p’tit tour, question d’évacuer les selles qu’elles accumulent depuis l’automne. S’il fait trop froid, elles mourront avant de pouvoir réintégrer la ruche.

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Au printemps, c’est toujours une grande joie de voir qu’elles ont réussi à survivre à nos hivers en dent de scie. La première année nous avons perdu notre unique ruche.

Depuis 2 ans, nos 3 ruches ont survécu. Donc, on ne change rien à notre recette et on espère revoir nos bestioles en santé au printemps prochain!

Texte et photos: Norman Paul

Cold remedy with honey

We wish you all a wonderful New Year. Full of happiness and good health. Since it is the season for colds and flu, what better than to forward a recipe from the National Honey Board. Hopefully, this honey cough syrup will get you back on your feet to prepare the new beekeeping year. Cough syrup recipe: nhb_patiented_handout_color_design

While you are on the site, you may want to take a look at their chocolate walnut fudge recipe…mmm. Just one of many recipes. Link: National Honey Board

Winter beekeeping

The other morning I woke to -25C and although not really a surprise, it was a cold morning for mid-December. With a little help from friends, (Merci!) we shovelled snow around all the hives as wind protection. This must be one of the simplest ways I know, besides leaving ample honey supplies, to help a hive during winter. Now wrapped in a thick blanket of snow, the hive remains at an acceptable temperature all winter, enabling the clustered bees to venture around the honey stores.  (The front of the hives are left clear as they face South and this side warms with the daily sun.) Now protected from the wind, some bees even came out to say hello. Two hives were very active and two more quiet. These latter two are probably in a smaller cluster than the others because of the cold wind. Their survival, or not, may surprise us at the end of winter. Once the front entrances were cleared and a mass of dead corpses cleared from the opening, we left them to celebrate the fresh air and coming festive season in peace.

Note: We have now sold all of our 2016 honey. Next supplies available mid summer 2017. Thanks to you all for supporting the bees and we hope the coming year brings another great yield.

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Bees and Lavender

What makes the Apis Mellifera (honey bee) attracted so much to the lavender flower? We could simply say it was the unique perfume of this flower but that would not be totally correct. First, we have to look at the world of colour. For human beings, we see with normal colour vision. Our eyes are sensitive to all three primary colours. This is called trichromatic vision and bees see the same. However, bees have an added ability. They have “super vision”. They can see more in the ultra violet end of the colour spectrum and this changes what they see in and around their landscape. That is what attracts them to these wonderful lavender fields.

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The eyes of the bee are made up of hundreds of single optical lens (ommatidia). When viewed altogether, they provide a large compound image. As an example, we can think about a single pixel being used on a sensor in the digital cameras of today.

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So what does this colour spectrum look like for us and the bees? The chart shows us that the bees are able to see a lot more than us in the ultra violet (UV) range. They do however see less in the red zone and this is confusing for them with the greens. Since the colour violet is close to the intensive UV, the lavender flower must surely show up highly on the bee radar.

But flowers and bees rely on each other. For the trade off of pollination, the flowers provide nectar in return. This mutualism, visible to us may not be the only method of attraction occurring. There are reports that some flowers give off a low electrical charge. Flowers are supposedly in the negative field for bees and what effect this does to attract them is still uncertain.

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I recommend you read more about bee vision from the link below with Bee Culture. Here they describe the additional eyes bees have on the top of their head. As they say… “fascinant!”

A bee is able to see color, because each of these tiny tubes contains eight cells that respond to light. Four of these cells respond to yellow-green light, two respond to blue light, and one responds to ultraviolet light. But a bee’s super sight powers go much farther than seeing mere colors. A bee can also detect polarized light. Polarized light moves in one direction. It’s caused when air molecules from the atmosphere scatter the photons to create a “super highway” of light. A bee’s amazing eye can scan and match the polarization patterns in the sky. It’s a bee version of GPS. They are able to use this polarized light as a navigating system. What makes this such a super power is that bees can use polarized light to locate direction even when the sun isn’t shining. They then communicate these directions to the colony. Basically, it’s a bee road-map. Bees can find their way back home by checking the pattern of polarized light in the sky.

(Source: Bee Culture)

So with a large field of lavender, we can only imagine what goes through the mind of a bee. The word Eureka! comes to mind. The following photos were taken at the Wanaka Lavender Farm in Central Otago, New Zealand. Here, Stef and Tim work their magic to produce some wonderful honey and a wide range of lavender infused products. It is November and only the Stoechas variety was in flower but by December everything will be blooming. Drop by and say hello the next time you are down that way. They have a wonderful range of products for gift giving…

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Source:

Bee Culture.com

Wanaka Lavender Farm